Les ingrédients pour atteindre le flow (Épisode 3/3)

Bon, il n’existe pas de formule magique ou d’incantation pour convoquer le flow à coup sûr. Mais…bonne nouvelle, il existe certaines conditions, certains contextes, dans lesquels il tend à se manifester plus souvent. Voici quatre pistes que vous pouvez explorer.


1. Ni trop difficile ni trop facile

Pour faire référence à cet état de concentration et de fluidité qu’est le flow, les anglophones disent parfois qu’ils sont “in the zone”. Cette expression est révélatrice de la principale condition d’émergence du flow, à savoir un équilibre des forces, entre la difficulté de la tâche et notre niveau de compétence pour celle-ci.

Les tâches qui nous semblent trop faciles tendent à nous ennuyer. Les tâches trop difficiles tendent à nous frustrer, voire nous stresser lorsqu’elles sont assorties d’un enjeu. Mais les activités qui nous posent un challenge raisonnable, un défi atteignable, nous stimulent et nous gratifient à la fois, et suscitent notre plein engagement. * Astuce curiosity : Trouver une activité ennuyeuse. Introduisez-y un challenge (par exemple une limite de temps), cela va rendre l’activité plus stimulante car vous aurez corsé l’enjeu. Vous pouvez aussi sur-apprendre une compétence ou un concept. Sur-apprendre signifie d’effectuer une tâche qui dépasse légèrement votre niveau de compétence actuelle. Ce léger stress peut vous aidez à vivre le flow.

2.Les objectifs sont clairs et le feedback fréquent

Il est rare qu’on se passionne pour un jeu dont on ne connaît pas bien les règles. Et plus généralement, lorsque rien ne nous indique si l’on fait les choses bien ou pas, il peut être difficile de conserver sa motivation pour une activité. Une tâche sera donc beaucoup plus engageante et génératrice de flow si vous avez un objectif clair à atteindre et si vous bénéficiez de feedback vous permettant de mesurer fréquemment vos progrès vis-à-vis de celui-ci.


3. Se couper des distractions

Une fois que nous entrons en état de flow, nous sommes si absorbés par ce que nous faisons que nous ignorons la plupart des stimuli extérieurs et intérieurs qui pourraient nous en détourner (un collègue qui passe, le téléphone qui vibre, notre estomac qui crie famine…).

Mais pour émerger, le flow demande souvent quelques minutes voire dizaines de minutes passées en continu sur une tâche, période pendant laquelle nous sommes vulnérables à tous les éléments perturbateurs et interruptions potentielles.

* Astuce curiosity : si vous souhaitez faire l’expérience du flow, vous mettrez toutes les chances de votre côté en passant votre téléphone en silencieux, en prenant un en-cas si besoin, en demandant à votre entourage de ne pas vous déranger, voire, pour les activités les plus calmes, en écoutant du bruit blanc (vous savez, ces sons de pluie, de vagues, et de ventilateurs).

4. Identifier ses sources de flow personnelles

C’est sans doute le point le plus important : les activités génératrices de flow sont propres à chacun ! Elles varient selon les personnes, leurs intérêts et leurs compétences, mais elles varient également au cours du temps, pour une personne donnée, à mesure que les intérêts changent et que les compétences se développent. Le flow ne se trouve pas seulement dans un cadre de loisirs : bien qu’il puisse nous sembler rébarbatif, notre travail comporte souvent sa part d’opportunités pour nous immerger complètement dans une tâche.

* Astuce curiosity : Prenez quelques minutes pour vous interroger sur les activités qui, pour vous, et aujourd’hui, génèrent cette délicieuse expérience du flow, ou du moins quelque chose qui s’en approche. On peut avoir au début l’impression qu’il n’y en a pas tant que ça, et il faut parfois s’armer de persévérance pour les identifier ; prenez donc le temps d’explorer tous les domaines et contextes dans lesquels vous évoluez (travail, famille, amis, sports, arts…), et l’ensemble des choses que vous faites plus ou moins occasionnellement.


Crédit photo : Andrea Koporova

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